Créer une micro-entreprise : les démarches pas à pas
La micro-entreprise (ex auto-entrepreneur) est la façon la plus simple de se lancer seul : déclaration gratuite, comptabilité allégée, cotisations proportionnelles au chiffre d'affaires. Voici les démarches réelles — sans frais cachés — et les bons outils pour démarrer.
Étape 1 : déclarer votre activité (gratuit)
Tout se passe sur le guichet unique de l'INPI : vous déclarez votre début d'activité en ligne, gratuitement. Comptez une quinzaine de minutes avec une pièce d'identité et un justificatif de domicile. Après validation, vous recevez votre SIREN, puis votre notification d'affiliation à l'Urssaf.
C'est volontairement simple : contrairement à une société, il n'y a ni statuts, ni capital, ni annonce légale. Si le guichet unique vous bloque malgré tout, notre guide dossier bloqué à l'INPI passe en revue les causes fréquentes.
Étape 2 : ouvrir un compte dédié à l'activité
Au-delà de 10 000 € de chiffre d'affaires deux années de suite, un compte bancaire dédié est obligatoire. En pratique, l'ouvrir dès le départ vous évite de mélanger perso et pro : déclarations Urssaf plus simples, justificatifs retrouvables, image professionnelle. Les comptes pro en ligne comme Shine sont pensés exactement pour ça — ouverture en quelques minutes, facturation intégrée, aide aux déclarations.
Pour comparer les options, voyez notre guide meilleur compte pro.
Étape 3 : tenir votre comptabilité (simplifiée, mais réelle)
La micro-entreprise n'exige pas de bilan, mais elle impose un livre des recettes, des factures conformes et la déclaration du chiffre d'affaires à l'Urssaf (chaque mois ou trimestre), avec les cotisations calculées en pourcentage. Un outil comme Indy automatise l'ensemble en se synchronisant avec votre compte bancaire — et son offre de base est gratuite.
Plafonds et limites à connaître
- Plafonds de chiffre d'affaires : au-delà des seuils (vente ou prestations de services), vous sortez du régime micro.
- Franchise de TVA : sous les seuils, vous ne facturez pas la TVA… mais vous ne la récupérez pas non plus.
- Pas de personnalité morale : l'activité, c'est vous. La protection du patrimoine est plus limitée qu'en société.
- Charges non déductibles : l'abattement est forfaitaire — si vos frais réels sont élevés, le régime devient pénalisant.
Et quand le projet grandit ?
Plafonds atteints, associé qui arrive, besoin de crédibilité ou de protéger votre patrimoine : c'est le signal du passage en société (SASU ou EURL pour rester seul). Cette bascule, elle, est une vraie formalité juridique — statuts, annonce légale, immatriculation. Un formaliste dédié peut s'en charger entièrement à votre place.
Passer en société avec un formaliste →